Au restaurant

Aux quatre saisons
On déguste quand il fait froid
Un superbe pot-au-feu maison
Avec une bouteille de Mara.
La patronne a des yeux charmeurs
Quand elle dévisage les clients,
Les habitués comme les skieurs
Qui la saluent en souriant.

Dans la grande salle
Une quinzaine de tables sont dressées,
Les demi-pensionnaires s’installent
A l’angle de la cheminée.
Pendant que les serveurs s’activent,
Peu à peu les conversations
Se répandent et on s’invective
Sur la politique du canton.

Sur la crédence,
Les bouteilles sont alignées
Et attendent que son éminence,
Le patron vienne les déboucher.
C’est assurément jour de fête,
On a mis en assortiment
Des pétales autour des assiettes
Et les petits plats dans les grands.

Dans le public
Les langues se sont assourdies,
Les carottes que l’on mastique
Ont un goût de revenez-y.
Il y’a du mouvement dans la salle,
Pas un convive ne fait la tête.
Certains se lèvent pour les toilettes
Au fond de l’hôtel sans étoiles.

Pour le dessert
La carte propose des douceurs,
Quelques recettes de grand-mère,
Des gâteaux mais rien qui écoeure .
Et maintenant dans la cuisine,
C’est un peu d’amour qui s’envole.
Dans la fumée de la bassine,
Les assiettes et leurs auréoles.

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