Je n’ai rien vu de la Russie

Je n’ai rien vu de la Russie
Pas même les statues de Lenine
Le long de ces rues où s’alignent
Les âmes mortes évanouies.
A Moscou en haut du grand arc,
Triomphait le nouvel empire
Mais la splendeur des oligarques
S’effaçait devant ton sourire.

Je n’ai rien vu de la Russie
Pas même l’ombre de Staline,
Des morts le souvenir insigne
S’échappait comme de purs esprits.
Il y’avait un début de neige
Qui s’amoncelait sur les toits,
Sur le trottoir des traces grèges
Avaient la couleur de nos pas.

Je n’ai rien vu de la Russie
Pas même l’ombre de Poutine
Sur une affiche où se dessine
L’avenir glorieux d’un pays.
Cette foule autour du Kremlin
Attendait patiemment son tour
Pour voir des héros et des saints
Qui me parlaient de notre amour.

Je n’ai rien vu de la Russie
Pas même une rue de Petersbourg
Entre les immeubles et les cours
De la perspective Nevski.
Au milieu des hommes et des femmes
Du musée bleu de l’Ermitage,
Je n’ai conservé que l’image
D’un pur bonheur que rien n’entame.

Je n’ai rien vu de la Russie
Pas même une parcelle de gloire
Ou l’empreinte du nouveau tsar
De Crimée jusqu’en Sibérie.
Je n’ai vu que ton doux visage
A portée de doigts, de mes lèvres,
Dans ce grand pays où je rêve
A tes yeux comme un long voyage.

 

 

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