Retrouvailles

S’étant aperçue
Qu’il ne l’avait pas vue,
Elle se cacha rapidement
Derrière les rideaux du salon.
Il portait un costume blanc
Et dans son imagination
Elle n’aurait jamais pensé
Qu’il puisse avoir ainsi changé.

Tous les invités
Se pressaient vers le bar.
Lentement il se mêla
A la foule dans le brouhaha.
Comme une promesse dans le noir,
Le jasmin parfumait le soir.
A distance elle entendait
Nettement le timbre de sa voix.

En quelques secondes,
Il était devenu
Le centre de ce petit monde
Où gravitaient des inconnus
Aux côtés de célébrissimes
Stars et vedettes de Caracas.
Dans le lointain derrière les cimes,
On entendait un train qui passe.

Quand l’ambassadeur
Le pria d’approcher,
Il accourut comme un acteur
Craignant de manquer son entrée.
Comme il saluait plutôt deux fois
Qu’une tous ces parvenus,
N’y tenant plus elle s’avança,
Jetant sur lui son dévolu.

Buena tarde Pau,
Toujours aussi bavard !
Mais tes paroles portent moins haut
Les idéaux de Bolivar.
Je vois que tu cours les honneurs
Et bien avant qu’il n’amorce
Un geste de surprise ou de peur,
Elle le gifla de toutes ses forces.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*
*
Website