Topor à la Bibliothèque Nationale de France

« Pour fumer moins, embrasser plus. Se méfier des allumeuses et prendre la précaution d’utiliser des filtres. » Un homme qui a dit ça ne peut pas être complètement mauvais. Roland Topor a écrit et beaucoup dessiné, ce qu’il appelle un art de papier. La rétrospective qui lui est consacrée jusqu’en juillet 2017 à la BNF rend hommage à un artiste protéiforme et surtout très imaginatif. Je ne lisais pas Hara Kiri dans les années soixante et il m’est moins familier que Reiser, Cabu ou Wolinski. Ses dessins qui ne commentent jamais l’actualité ont un supplément d’âme par rapport aux quotidiennetés du journaliste. Ils vont cependant à l’essentiel car ils sont à la fois oniriques et très concrets. L’exposition de la BNF est très complète où figurent à la fois des extraits d’écrivain, une profusion de dessins, des bouts d’interviews et quelques-unes de ses productions audiovisuelles. Je vous conseille d’y aller sans attendre, on ne fait pas la queue mais il faut bien compter deux heures pour tout déguster …